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Interview de Victoria Padial Hernandez

Trois ans après avoir débuté le biathlon en 2007, Victoria PADIAL HERNANDEZ a réussi à devenir la meilleure biathlète espagnole et se qualifier pour les Jeux Olympiques de Vancouver. Après avoir disputé le Biathlon Summer Tour à Arçon le week-end dernier, le biathlète de Grenade a gentillement accepté de répondre à une interview (en français) pour ce site dans laquelle elle nous dit comment elle en est venue au biathlon, sa vie en tant que biathlète espagnole et ses objectifs futurs.

 

Biathlon-News: Comment en êtes-vous venue à pratiquer le biathlon?


Victoria Padial Hernandez: « Je suis venue a pratiquer le biathlon après plusieurs année en équipe national de ski de fond, où je n’ai pu m’exprimer faute de motivation. En regardant Eurosport j’ai par hasard en zappant découvert cette discipline, a l’époque où les Poirée la dominaient. Pour moi ce n’était qu’un rêve puisque débuter à l’age de 19 ans, cela me semblait trop tard. En 2007, l’IBU nous a invité à un stage d’initiation et par la suite à participer à une première épreuve de coupe d’Europe à Obertilliach. J’y ai participé et j’ai beaucoup tourné dans l’anneau de pénalité… 9 tours! En 2008, les choses deviennent prometteuses, puisque l’Espagne demande à un français de nous entrainer avec très peu de moyen. En 2010, je me qualifie pour les JO de Vancouver et cette saison je débute en coupe du monde. »

 

BN: Le biathlon est-il un sport connu en Espagne? Les télévisions diffusent-elles certaines courses ? 

 

VPH: « Non, il y a du foot et que du foot de 3 a 89 ans. Les matchs de minime cadet son retransmis sur les chaines locales… vous y croyez?! C’est triste mais c’est comme ça, et la dernière victoire de la France nous remet bien en place. Heureusement Eurosport Espagne diffuse la coupe du monde de biathlon, j’ai donc un espoir de devenir populaire si je continue a progresser. »

 

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BN: Comment se passe l’entrainement dans une petite équipe comme l’Espagne? Devez-vous vous entraîner par vous-même ou êtes-vous aidée par la Fédération espagnole ?

 

VPH: « Ce n’est pas une équipe mais un binôme franco-espagnol pour tout faire, entrainement physique, psychologique, technique, la logistique, les massage, le fartage, cuisiner etc. C’est la deuxième année que je suis en marge de l’équipe nationale … ça se passe très bien. »

 

BN: Etes-vous aidée économiquement pour vous entraîner (par l’armée, la fédération ou autre) ?

 

VPH: « 0% support matériel et/ou financier de l’IBU (attribué a tout les participants des courses du calendrier IBU sauf moi selon ma fédération), 0% fédération nationale. Aucun contrat public (militaire, douane, gendarme), je suis actuellement étudiante en master des activités physiques pour la santé. Malgré tout je suis optimiste, j’ai le soutien de sponsors matériel et logistique, quelques initiatives personnelles comme la vente de calendrier regroupant mes plus belles photos (disponible depuis mon site www.victoriapadial.es). »

 

BN: Quels sont vos objectifs pour cette saison ? Et à plus long terme ?

 

VPH: « Cette saison, 2 grands objectifs. confirmer ma place pour les JO de Sochi et entrer dans au moins deux poursuites. A long terme, faire parti des 30 meilleures et participer à la mass start. »

 

BN:  Vous disputez de temps en temps des courses nationales en France, quels sont vos liens avec l’équipe de France et les biathlètes français ? 

 

VPH: « Tout d’abord je remercie tout les cadres techniques des équipes de France qui me permettent de pouvoir me confronter aux meilleurs biathlètes du monde. J’ai de bonnes relations avec les coureurs Français mais aussi Allemand, je pense qu’ils respectent mon travail au vu des moyens dont je dispose. »

 

VPH: « Merci à vous tous qui me soutenez et me suivez tout les jours a travers Facebook, Twiter et mon site internet. »

 

Un grand merci à Victoria Padial Hernandez pour avoir pris le temps de répondre à ces questions. Je vous invite à suivre de près cette biathlète via son site internet avec notamment de très belles photos et la possibilité d’acheter un calendrier pour la soutenir, via sa page Facebook et via Twitter.

Interview de Jacquemine Baud

Agée de 24 ans, Jacquemine BAUD a réussi l’hiver dernier la meilleure saison de sa carrière. Avec ses excellentes prestations sur le pas de tir, la biathlète de Villard-de-Lans a terminé 6e du classement de l’IBU Cup avec une victoire à Forni Avoltri. En pleine préparation pour la saison suivante, la dauphinoise a gentillement accepté de répondre à quelques questions pour Biathlon News.

 

http://img6.custompublish.com/getfile.php/1822897.1046.acyepvddwv/468x0/5005681_1822897.jpgBiathlon – News : Comment se passe votre préparation estivale ?

 

Jacquemine BAUD : Ma préparation se passe plutôt bien, malgré une douleur encore non identifiée au talon qui m’empêche de courir autant que je l’aimerais. Sinon je peux faire tout le reste. Je rentre actuellement d’un stage vélo effectué avec les Team Isère, à Port Grimeau. Tout s’est bien déroulé sous une forte chaleur ! Et nous repartons ce soir pour une nouvelle semaine de stage, mais cette fois ce sera sur neige sur le glacier de Tignes.

 

BN : Êtes-vous déçue de ne pas avoir été intégrée en équipe de France A malgré vos bons résultats la saison dernière? Est-ce que cela change beaucoup d’être en équipe A ou en équipe B?

 

JB : Oui biensur, le fait d’intégrer l’équipe A n’aurait pu être que bénéfique pour moi, en me confrontant et en échangeant avec la meilleur équipe féminine francaise. Après, je peux m’entraîner dans de très bonnes conditions malgré tout cette année et ça ne m’empêchera pas d’être présente pour les sélections Coupe du Monde et IBU Cup fin octobre.

Les changements qu’il y a entre les groupes A et B, sont principalement la différence de moyens (financiers) accordés pour chacun d’eux. Les lieux des stages, par exemple rentrent donc en compte. Pour les A, ce sont des lieux « mythiques » et qui répondent entièrement aux besoins de la pratique du Biathlon (stand de tir, piste de ski roue, tunnel pour skier …etc), avec des infrastructures performantes comme on peut trouver en Norvege, à Oberhof, Obertilliach ou en Scandinavie. Les athlètes A ont en majorité tous fait leurs preuves en Coupe du monde, et qui ont emmagasiné de l’expérience, qui ont eu l’opportunité de courir ensemble sur des relais et sur de grands championnats. Ce sont des athlètes qui vivent de leurs sports et qui sont professionnels. Pour les B, ce sont des stages bien sûr de qualité également, mais qui bénéficie donc d’un peu moins de budget. Il est représenté par des athlètes de second plan, ou plus jeunes. Les stages restent en majorité en France, pour limiter les frais, et les athlètes B sont mélangés au groupe junior. La trame de travail s’inspire de celle des A, et le but des B est de bousculer leurs « aînés hiérarchiques » lors des compétitions.

 

BN : Revenons sur la saison dernière avec notamment une belle victoire à Forni Avoltri. Vos résultats étaient-ils conformes à vos ambitions avant la saison?

 

JB: Ma victoire à Forni a pu confirmer mes résultats satisfaisants de décembre, mais insuffisant pour monter en Coupe du Monde. Elle m’a donc permis de décrocher mon ticket pour ma première Coupe du Monde et ça faisait partie de mes objectifs. Je souhaitais aussi, jouer devant en IBU cup, et être la meilleure française sur ce circuit. Ce fût chose faite.

 

Cependant, j’attendais de mon année en équipe de France, de passer un cap physiquement, en travaillant d’autre chose à l’entraînement, mais cela n’a pas été le cas. Donc malgré quelques bons résultats qui cachent la réalité, je ne suis pas réellement satisfaite de ma saison, n’ayant pas progressé à ski, et en finissant la saison épuisée par des voyages avec décalage horaires non encaissés.

 

Le point du tir fût tout de même une satisfaction, réalisant qu’il n’y pas de limite pour progresser dans ce domaine, qui si on s’applique peut nous ouvrir des portes…

 

BN : Vos bons résultats en IBU Cup vous ont permis de découvrir la Coupe du Monde à Nove Mesto, qu’en avez-vous retenu?

 

JB: J’allais à Nove Mesto dans l’optique de faire de mon mieux, n’étant pas très fraiche après l’étape de Forni et le voyage. Je ne voulais pas me laisser impressionner, et surtout faire ce que j’ai l’habitude de faire au tir, le plein. Sauf qu’on ne contrôle pas toujours tout, et c’est vrai que je n’ai pas su vraiment gérer ces courses, en tous cas au niveau du tir, en me laissant emportée par le contexte. De plus, les conditions météo n’ont pas été de mon côté. Avec une première partie sous le soleil et du vent fort pour les 50 premiers dossards. Et une tempête de neige et de rafales de vent pour les dossards suivant dont je faisais partie. La course était incomparable, et c’est certain que j’aurais aimé un meilleur baptême de coupe du monde, mais c’est le jeu.

 

J’ai pu quand même réaliser quel niveau était la Coupe du Monde, que le moindre faut pas ne pardonne pas et nous fait perdre quelques secondes, et des dizaines de places ! Ce fut une bonne expérience, pas très agréable, mais il parait que c’est par les échecs que l’on apprend le plus !

 

BN : Quel est le meilleur souvenir de votre saison précédente?

 

JB : Mon meilleur souvenir reste ma première victoire à Forni, qui a récompensé une course complète de A à Z, avec une gestion de course que je garderai en tête. Et aussi le relais mixte d’obertilliach, où j’ai pris de départ, et que j’ai ramené en seconde position. La veille, les coach m’avaient mis un peu la « press » comme on dit, et j’étais stressée au départ, ne voulant pas décevoir mon équipe et rendre la meilleure copie possible. J’ai fait un bon relais et j’étais soulagée d’avoir réussi cet objectif.

 

BN : Vous avez été une des meilleures tireuses de l’IBU Cup cet hiver. Quelle priorité allez-vous donner cet été? Consolider le tir ou progresser à skis?

 

JB : Je ne sais même pas de combien est ma moyenne sur le circuit, mais si vous le dites ! Cet été, j’ai réalisé ce qu’on me disait à l’entraînement en stage, je n’étais pas toujours en accord mais j’appliquais. Jean-Pierre [Amat, ndlr] m’a poussé dans mes retranchements en mettant le doigt sur mes points faibles et mes défauts, en insistant malgré tout sur mes fortes qualités sur lesquelles je ne dois pas me reposer. Ce fut difficile à entendre sur le moment, mais après un premier summer tout difficile en termes de résultats au niveau du tir, n’ayant plus de sensations, un peu perdu. J’ai su poser un bilan, me remettre en question et essayé de comprendre ce qu’il n’allait pas. Je pense avoir bien analysé, et compris où JP voulait en venir. Et depuis, durant l’hiver, je m’interdisais de sortir des balles, en adoptant un schéma solide et régulier.
Cependant, le tir n’est jamais acquis et peut se renverser à tout moment. Je travaille donc, et j’apprends d’année en année, ne me posant aucune limite.

 

BN : Quelles sont vos ambitions pour la saison prochaine?

 

JB : Mes premiers objectifs seront d’être devant pour les sélections fin octobre en ski-roues, elles détermineront le début de saison, si j’obtiens oui ou non mon ticket pour les premières Coupes du Monde, ou IBU Cup. Ensuite suivant cette 1ère étape, ce sera de garder ma place sur la Coupe du Monde, ou alors de jouer devant sur les IBU Cup.

 

BN : Quelles sont vos ambitions à plus long terme?

 

JB : Les Jeux Olympiques de Sotchi !

 

BN : Vous appartenez à la fameuse génération 1988 avec ML Brunet, L. Bosc, M. Bolliet, M. Dusser,… Quelles sont vos relations avec les autres biathlètes française?

 

JB : C’est vrai que nous sommes une grosse génération de 88, je connais plus particulièrement les filles du Dauphiné, celles de mon comité d’origine, mais pour la totalité de ces filles, ce sont toutes des filles agréables, toutes différentes, souriantes et sympas !

 

BN : Enfin, comment pensez-vous que l’on peut améliorer le développement du biathlon en France?

 

JB : On pourrait améliorer la connaissance du biathlon par un plus grand public en organisant des évenements, compétitions, show, dans les villes, les stades, à l’image de ce qui se fait en Allemagn où ce sport prend une très grande place.

 

 

Merci beaucoup à Jacquemine BAUD pour sa disponibilité. Bonne chance à elle pour sa préparation estivale et dans la réalisation de ses objectifs.

 

 

photo: www.ski-nordique.net

Interview de Sandrine Bailly

 

Retraitée depuis un an, Sandrine BAILLY a eu des plus beaux palmarès de l’histoire du biathlon: championne du monde de poursuite en 2003, vice-championne du monde de relais et de relais mixte en 2007, médaillée de bronze aux Championnats du Monde en 2003 en mass start, en 2004 en mass start, en 2006 en relais mixte, en 2008 en relais et en 2009 en relais, vice-championne olympique de relais en 2010, médaillée de bronze olympique en relais en 2006, vainqueur du classement général de la Coupe du Monde de biathlon en 2005, vainqueur de la Coupe du Monde de poursuite en 2005 et 2008, 2e de la Coupe du Monde de biathlon en 2008 et 3e en 2004, auteur de 42 podiums en Coupe du Monde dont 20 victoires. Depuis sa retraite, elle s’occupe désormais de la candidature d’Annecy 2018 et occupe un poste de consultant pour Eurosport. La biathlète de l’Ain a répondu pour ce site à plusieurs questions. Merci à elle pour sa disponibilité.

 

 

Biathlon-News: Depuis votre retraite des pas de tir, vous restez très active. On a ainsi pu vous entendre avec joie tout au long de l’hiver sur Eurosport. Comment s’est passée cette première année de l’autre côté du micro et continuerez-vous l’an prochain?

http://i.eurosport.fr/2010/12/09/668844-8060702-458-238.jpgSandrine BAILLY: « La création du plateau Hors piste s’est faite très rapidement (en octobre pour fin novembre), c’était donc une première et comme toutes les premières, il y a de bonnes choses et des choses à améliorer dans le concept, mais aussi dans ma prestation. 
 J’étais assez en retrait au début car il y avait peu de biathlon et j’étais moins à l’aise que les autres filles, puis j’ai compris que je devais plus « m’imposer », chercher en amont quelles images faire ressortir des archives, trouver des sujets plus « Hors piste » entre les courses….
C’était une bonne expérience qui se rééditera l’an prochain. Pour cette 2eme saison, j’aimerai qu’il y ai plus de reportages,plus de contenu et pour ma part, je ferai le maximum pour apporter un maximum et faire découvrir aux spectateurs des aspects du ski nordique qu’ils ne connaissent pas. » 
BN: Vous êtes également ambassadrice de la candidature d’Annecy 2018. Comment jugez-vous les chances de la ville haut-savoyarde de remporter l’organisation des Jeux?

SB: « A l’heure qu’il est, il est impossible de savoir comment voteront les 100 membres du CIO au final, alors je ne peux répondre à cela. J’espère juste qu’ils ont entendu notre message, notre concept, nos arguments. Maintenant, libre à eux de faire leurs choix. 
Quoiqu’il arrive, cette candidature est porteuse de belles valeurs, et je suis heureuse de la défendre jusqu’au bout, à Durban. »
BN: En ce qui concerne la saison écoulée de biathlon, que pensez-vous globalement de la saison de l’équipe de France?

SB: « Très belle saison de Martin [FOURCADE, ndlr], extra…Il est talentueux et ne flanche pas dans les moments délicats, bravo à lui. 
Belle révélation avec Alexis [BOEUF, ndlr] qui tout doucement fait sa place. Les autres garçons, moyen. Déception pour Vincent JAY, Simon [FOURCADE, ndlr] s’enlise dans ses problèmes…
Chez les filles, une année qui servira à Marie Laure [BRUNET, ndlr] pour la suite, du fait de sa difficulté à la fin. Pour Marie [DORIN, ndlr], très bonne fin de saison, dommage qu’elle ait du mal à commencer, beau début pour Sophie [BOILLEY, ndlr] et de belles choses pour Anais [BESCOND]. Ces filles sont encore jeunes et des places sont à prendre, je pense que l’an prochain sera encore meilleur. »
BN: Et comment jugez-vous l’avenir de l’équipe de France?

SB: « Comme je viens de le dire, sans soucis, il y a suffisamment de bons athlètes pour faire une belle année.  Ils vont continuer leur chemin, certains vont devoir gérer un autre statut et ce n’est pas forcement évident, d’autres vont avoir les dents longues car ils ont des choses à prouver, à confirmer … »
BN: Des athlètes comme Corinne NIOGRET et Raphaël POIREE ont continué le sport de haut niveau après leur retraite en participant à des courses de ski de fond en longue distance. Pensez-vous également disputer un jour la Transjurassienne ou d’autres courses de la sorte?

SB: « Pour l’instant, j’ai d’autres objectifs, j’attend un bébé pour début novembre et j’ai d’autres projets donc le sport est bien entre parenthèse. Par la suite, je ne sais pas si je ressentirai le besoin de refaire de la compétition, on verra. Je n’ai plus vraiment envie de « me faire mal  » mais j’ai gardé l’esprit de compétition pour d’autres choses! »
BN: Comment pensez-vous que l’on peut améliorer la médiatisation du biathlon?

SB: « Quand je vois que les nageurs sont devenus très médiatiques, je me dis que leur fédération a été bonne. Pour ce qui est de notre médiatisation, il ne faut pas demander à la FFS, elle est branchée alpin.
Je pense que les athlètes phare comme Martin doivent monter sur Paris plus souvent, pour faire des reportages, voire des pubs, se créer une histoire, c’est ce qui marche en France, le coté people, beau gosse…avec une histoire à raconter, même si cela n’a rien à voir avec le sport. »
BN: Vingt ans après Les Saisies, la Coupe du Monde de biathlon revient en France en décembre prochain. Auriez-vous aimé pouvoir disputer une Coupe du Monde à domicile du temps où vous étiez athlète et pensez-vous que le fait de courir à domicile est important pour un athlète?

SB: « Oui, j’aurais aimé, j’ai un peuhttp://i.eurosport.fr/2006/02/23/255827-857452-317-238.jpg l’impression d’avoir couru à domicile pour les JO de Turin, c’est déjà bien. ça fait 20 ans que l’on attend cela!!! 20 ans, et beaucoup de résultats!!!
C’est important pour un athlète de pouvoir faire son sport chez lui, devant ses proches, pour son pays. C’est aussi une ouverture du biathlon au niveau national, pour les médias, et puis bien l’opportunité pour les jeunes de voir une coupe du monde en vrai et de se trouver une autre motivation. 
Maintenant, je pense que ce n’est pas facile à gérer non plus, il ne faut pas avoir envie de Trop bien faire, mais juste faire normalement les choses.  »
Merci beaucoup à Sandrine BAILLY pour sa disponibilité et bonne chance à elle pour ses nouveaux objectifs.

Benoit VIVIER

 

Interview de Simon Desthieux

Champion du monde juniors de l’individuel et double-médaillé aux Championnats d’Europe dans la catégorie juniors, Simon DESTHIEUX est l’un des grands espoirs du biathlon français. Après Yann GUIGONNET il y a quelques mois, retrouvez ici l’interview de son successeur au rang de champion du monde juniors.

 

Biathlon-News: Quel bilan pouvez-vous faire de cette belle saison? A-t-elle été conforme à vos ambitions? Quels sont vos meilleurs souvenirs?

 

http://www.plateauhauteville.com/iso_album/simon_desthieux.jpgSimon DESTHIEUX: C’est une belle saison et bien remplie, j’ai atteint les objectifs que je m’étais fixés. Je retiendrai bien sur les Championnats du Monde juniors, mais aussi les Championnats de France aux Contamines où j’ai appris a jouer avec les plus grands. Cette saison, j’ai vraiment progressé en tir en apprenant a chaque course.

 

BN: Comment avez-vous découvert le biathlon et avez-vous décidé de pratiquer ce sport au haut niveau?

 

SD: Je pratique le biathlon depuis maintenant 5 ans, je ne fesais que du ski de fond avant mais le coté tir m’a beaucoup attiré, on m’a laissé une chance d’essayer en cadet 2e année, depuis j’ai beaucoup appris.

 

BN: Y a-t-il un biathlète en particulier qui vous inspire pour votre future carrière?

 

SD: Je n’ai pas de biathlète favori mais tous les résultats francais donnent vraiment envie de réussir dans le biathlon.
 

 

BN: Quand pensez-vous pouvoir intégrer le groupe Coupe du Monde?

 

SD: Je ne sais pas quand est-ce que j’intègrerais la coupe du monde mais j’espère pouvoir y participer quand meme une ou deux fois cet hiver.

 

BN: Quel est votre programme pour cet été?

 

SD: Pour le moment je me repose de cette saison bien remplie et je vais rattaquer l’entrainement début mai, ensuite nous aurons beaucoup d’entrainement cet été, avec beaucoup de stages.

 

BN: Quels sont vos objectifs pour la saison prochaine?

 

SD: Mes objectifs resteront les Championntas du Monde juniors, les IBU cup, puis j’aimerais participer a quelques Coupes du Monde.

 

BN: Et quels sont vos objectifs à plus long terme?

 

SD: A plus long terme, j’aimerais gagner ma place en Coupe du Monde et participer aux Jeux Olympiques.

 

 

 

Merci beaucoup à Simon DESTHIEUX pour sa disponibilité.

 

Je rappelle que, si ce n’est pas déjà fait, vous pouvez voter pour lui dans la catégorie de meilleur junior des Trophées Biathlon-News en remplissant le formulaire ci-à droite.

 

 

photo: www.plateauhauteville.com

 

 

 

Benoit VIVIER

Interview de Yann Guigonnet

http://img6.custompublish.com/getfile.php/1115676.1046.pseerpsexy/2000x2000guigonnet.jpg?return=www.ski-nordique.netGrand espoir français depuis quelques années, Yann Guigonnet est cette année devenu un espoir mondial en devenant champion du monde juniors de l’individuel à Torsby avant de remporter une nouvelle médaille d’or sur le relais mixte juniors aux Championnats d’Europe d’Hanja-Otepää.

 

Biathlon News: Tout d’abord, comment s’est passé votre été?

Yann Guigonnet: Mon été s’est bien passé. Je suis très content de travailler avec nos nouveaux coachs, Gaël Gaillard et Julien Robert ; leur passion est communicative et je pense avoir fait des progrès notables.
Les stages qu’on a pu faire en commun avec le groupe A ont été enrichissants ; ils font partie de l’élite mondiale, s’entraîner à leurs côtés est très plaisant et ne peut être que bénéfique.

BN: Revenons maintenant sur votre saison précédente marquée par ce titre de Champion du Monde Juniors de l’Individuel puis un mois plus tard par un titre de Champion d’Europe Juniors de Relais Mixte. Quel bilan pouvez-vous faire de cette saison?

YG: Je fais un bilan mitigé de cette saison. Il est vrai que j’ai eu de très bons résultats avec ces médailles, mais l’ensemble de la saison reste moyen, avec une moyenne de tir loin d’être satisfaisante et une vitesse de déplacement à ski trop irrégulière. Mes sensations me laissent sur ma faim.

BN: Quel est votre meilleur souvenir de la saison dernière?

YG: Le soir du 14 février où Vincent est devenu CHAMPION OLYMPIQUE

BN: Le mois de février a également été excellent également pour votre club des Menuires avec également les deux médailles olympiques de Vincent Jay et les bonnes performances de Mathieu Souchal. Que s’est-il passé lors des dernières années aux Menuires pour qu’on assiste depuis peu à l’émergence de trois très bons athlètes?

YG: Le Club des Menuires a toujours obtenu de bons résultats, bien que la station soit plutôt réputée pour son domaine de ski alpin.
Avec une « locomotive » comme Vincent Jay, la motivation est grande, y compris chez les plus jeunes.
De plus, depuis quelques années, nous avons la chance d’avoir un pas de tir grâce aux personnes qui se sont intéressées à notre sport.

Mais, une des raisons importante de cette réussite, est aussi la grande compétence des entraîneurs du club, tout comme celle des entraîneurs du Comité de Savoie, qui nous accompagnés jusqu’en équipe de France.

Cette médaille olympique de Vincent est une magnifique récompense pour le Club et le Comité de Savoie.

BN: Quels sont désormais vos objectifs pour la saison prochaine et votre première saison en séniors?

YG: Bien que je sois conscient du travail qu’il me reste à fournir, une sélection en coupe du monde est un objectif ambitieux mais je ne peux m’empêcher d’en rêver.
Le circuit IBU cup sera donc mon objectif afin d’accéder au niveau supérieur.

BN: Depuis le dernier congrès de l’IBU, les quotas d’athlètes français au départ des Coupes du Monde est revenu à 6 athlètes. Pensez-vous pouvoir intégrer le groupe Coupe du Monde dès l’année prochaine?

YG: Comme je l’ai dit précédemment, la coupe du monde est dans un coin de ma tête, mais les places sont chères et je ne suis pas tout seul à avoir cet objectif. En tout cas, si une opportunité s’offre à moi, je ferai tout pour la saisir.

BN: Quels sont également vos objectifs à plus long terme?

YG: À plus long terme, les grands rendez vous comme les mondiaux ou les JO me font évidemment rêver.

BN: Le biathlon a été médiatisé pendant les Jeux Olympiques puis est retombé dans un certain anonymat, comment pensez-vous que l’on peut améliorer la médiatisation des sports nordiques en France?

YG: À regarder la presse de ces derniers mois, je crois que la solution pour qu’on parle de nous serait de ne plus faire de résultats et dire a son coach : “va te faire en… ; Fils de p…!”
Je plaisante bien sûr ! mais malheureusement, ce n’est pas faute d’avoir de très bon résultats et de superbes athlètes. Les médias s’intéressent plus à des scandales ou des polémiques qu’aux résultats. Il pourrait éventuellement y avoir un article dans « VOICI » sur la Love Story de Vincent et Marie-Laure, l’histoire des Fourcade brothers ou encore mes récentes fiançailles avec Rihanna !!!!

Sinon, le fait qu’il y ait plus souvent des compétitions internationales organisées en France ou des shows dans les grandes villes sur le modèle des City Sprint en ski de fond, pourrait accroître la popularité de notre sport dans un autre milieu que celui des sports d’hiver.
La future coupe du monde du Grand-Bornand pourra peut-être aider à notre développement médiatique.

BN: Vous avez confié au site www.ski-nordique.net qu’il fallait « Arrêter d’autant médiatiser le foot pour laisser la place aux autres ». J’imagine que votre avis n’a pas changé après la récente Coupe du Monde de Football?

 

YG: Je n’ai pas changé d’avis, mais je sais pertinemment qu’on ne pourra rien y changer, c’est et ça restera le sport national en France, et il y a tellement d’argent en jeu !

BN:Enfin, pour terminer, un petit pronostic sur la saison suivante. D’après vous, qui gagnera la Coupe du Monde et quelles sont les chances des Français???

YG: On peut déjà difficilement dire qui va gagner la coupe du monde après 7 week-ends de courses, alors vous dire ça au mois d’octobre…
Mais je pense sincèrement que nos Français ont toutes les armes pour performer cet hiver. En tout cas sur le papier et compte tenu du classement général de l’an dernier, Simon, Martin et Vincent ont tous les trois une chance de remporter le globe.

 

 

Merci beaucoup à Yann Guigonnet d’avoir répondu à cette interview malgré un emploi du temps toujours très chargé au mois d’octobre pour les biathlètes.

Interview de Laure Soulié

http://services.biathlonresults.com/BiosImage.aspx?IbuId=BTFRA22804197701&BiosId=PCHS&SizeX=120Martin Fourcade, Simon Fourcade et Marie-Laure Brunet ne sont pas les seuls athlètes catalans à avoir performé cette saison. Médaillée de bronze en relais aux Championnats du Monde jeunes de Presque Isle en 2006 aux côtés de Marine Dusser et Marine Bolliet, Laure Soulié a fait ses gammes en IBU Cup cette saison sous les couleurs de l’Andorre, son pays natal avec de très bons résultats qui lui ont valu une 8e place au classement général de l’IBU Cup (3e non-Allemande) et deux premières Coupes du Monde disputées à Antholz-Anterselva et Oslo-Holmenkollen avec à chaque fois à la clé des points.

 

BO (Biathlon-Only): Vous nous avez un peu surprise en début de saison en choisissant de courir pour l’Andorre, quels liens conservez-vous avec l’équipe de France et les athlètes de l’équipe de France?

LS (Laure Soulié): L’opportunité de courir pour Andorre s’est présentée, j’y ai longuement refléchi, et finalement j’ai choisi de courir pour Andorre , le pays ou je suis née. Il y a eu des accords passés entre la fédé francaise et ma fédération , ce qui me permet de béneficier de l’ équipe et du staff, les rapports sont toujours très bons, malgré mon changement de fédération.

BO: Avec les départs de Sandrine Bailly, Sylvie Becaert et Julie Carraz-Collin, les places se libèrent en équipe de France pour la Coupe du Monde et même pour le relais, pensez-vous un jour recourir sous les couleurs bleues?

LS: J’ai pris ma décision et cela impliquait le fait que je ne courrais plus sous le drapeau francais, je suis heureuse de pouvoir représenter un petit pays comme Andorre, j’ espère ainsi que le biathlon inspire de jeunes andorrans.

BO: Vous avez effectué une très belle saison en IBU Cup puisque vous terminez 8e du général avec 2 podiums, ce qui vous a permis de découvrir la Coupe du Monde à Antholz et Oslo-Holmenkollen , quelles sont vos impressions sur cette saison?

C’était un peu nouveau pour moi étant donné que je venais de changer de fédération, et au final tout s’est bien deroulé que ce soit avec le staff francais, les athlètes , la fédé andorrane m’a aussi beaucoup soutenue. J’ai pu me faire plaisir entre les Coupes d’Europe et Coupe du Monde qui etaient à mon programme.

J’ai aussi eu la chance de découvrir deux coupes du mondes dans de supers conditions.

BO: Quel est votre plus beau souvenir de la saison? Les podiums de Martell? Les premières Coupe du Monde? La beauté des sites comme Antholz ou Oslo?

LS: Mes deux plus beaux souvenirs ont été les Championnats de France de la Seigne, et le podium au sprint de martell car je m étais vraiment fait plaisir sur les skis.

Le site d’ Antholz éait vraiment magnifique, avec de la super neige, beaucoup de spectateurs et le soleil !

BO: Pourquoi ne vous a-t-on pas vu aux Jeux Olympiques?

LS: Comme je venais de passer sous les couleurs de l Andorre je n’avais pas pu participer aux deux derniers chpts du monde, donc pas pu qualifier ma nation pour ces jeux !

BO: La réussite des athlètes catalans est surprenante avec les frères Fourcade, Marie-Laure Brunet et vous-même, comment expliquez-vous une telle réussite alors que les infrastructures ne sont pas du tout les mêmes que dans les Alpes?

LS: J’ai eu la chance tout en étant en sport-études à Font-Romeu d’avoir  eudes entraineurs qui m’ont initée au biathlon, ensuite je suis allée à Villard de Lans au lycée-tout comme les frères Fourcade et Marie Laure-où Thierry Dusserre nous a définitivement fait adhérer au biathlon.

BO: Quel est votre programme à présent pour cet été?

LS: Un entrainement chez moi dans les Pyrénées, 1 ou 2 courses en montagne. Ainsi que quelques stages avec l’équipe de france seront au programme !

BO: Quels sont vos objectifs pour la saison à venir et vos objectifs à plus long terme?

LS: L’an prochain l’objectif sera les Coupes du Monde et Championnats du Monde. Rentrer dans les points et être au contact avec les autres afin d’emmagasiner de l’experience.

A long terme ce sont les Jeux de Sotchi en 2014 !

BO: Enfin, un mot sur les Championnats de France aux Rousses (il semble d’après le site de l’IBU que vous résidez là-bas), comment ça s’est passé pour vous et comment avez-vous trouvé l’ambiance?

Actuellement je réside sur Villard de Lans mais j’ai été 3 ans au pôle de Prémanon, je connaissais donc le site, le pas de tir lui était totalement nouveau !

Le dernier jour était génial car on a fini la saison avec le soleil, quand au plublic durant ces 3 jours il a été très nombreux et enthousiaste ! Une belle grande fete du ski nordique en bref !

 

Un grand merci à Laure Soulié pour sa disponibilité. Bonne chance a elle pour la saison à venir

Interview de Corinne Niogret

Championne olympique en 1992 à Albertville, Corinne Niogret a grandement contribué à la médiatisation du biathlon en France amorcée dans les années 1990. Egalement médaillée de bronze à Lillehammer, toujours en relais, Corinne Niogret est l’une des grandes championnes des années 1990-début 2000 avec notamment 15 médailles mondiales dont 3 titres par équipes à Borovetz en 1993, sur 15km à Antholz en 1995 et Oslo en 2000. Avec ses 37 podiums (57 avec le relais) dont 8 victoires en carrière et ses 22 titres de championne de France, Corinne Niogret est la francaise au palmarès le plus garni. Aujourd’hui, elle s’occupe encore de son sport au sein de la Fédération francaise de ski…

Biathlononly (biathlon.over-blog.com): Après avoir arrêté en 2004, vous vous occupez encore du biathlon au sein de la FFF (Biathlon Summer Tour, cars de supporters)…

Corinne Niogret: « En fait je travaille pour la Fédération Francaise de Ski qui met en place le Biathlon Summer Tour l’été et le Subaru Biathlon Challenge l’hiver, c’est donc a ce titre de responsable des circuits nationaux de ski de fond et de biathlon que je travaille sur ces événements.
Pour ce qui est des bus, il est vrai qu’il y a quelques années je l’ai fait pour le Team Ain Ski Nordic dont j’étais à la tête de l’association mais ayant laissé la présidence je ne m’investis plus dans ce genre de déplacement. »

BO: Vous avez arrêté votre carrière en 2004, vous avez donc cotoyé Patrice Bailly-Salins, Raphaël Poirée, Sandrine Bailly, Emmanuelle Claret,… Comment jugez-vous l’équipe de France d’aujourd’hui?

CN: « L’équipe est composée de beaucoup de jeunes éléments qui apprennent le métier et qui commencent à se montrer aux avant-postes en coupe du monde (Marie Laure Brunet, Marie Dorin, Martin Fourcade, Vincent Jay) et qui viennent en complèment de Vincent Defrasne, Simon Fourcade, Sandrine Bailly, Sylvie Becaert.
Je pense qu’il faut compter sur nos « anciens » qui ont l’expérience, surtout en année olympique, et qui montreront la voie à suivre aux jeunes loups. L’ensemble peut faire de bonnes choses aussi bien en individuel qu’en relais. »

BO: Nous avons assisté depuis quelques années à l’ecclosion de beaucoup de jeunes athlètes que vous avez cité et nos athlètes font de très belles performances au niveau mondial (Ludwig Ehrhard, Marine Bolliet,…), quels objectifs peuvent envisager l’équipe de France à long terme?

CN: « L’essentiel est toujours d’avoir un réservoir d’athlètes avec un potentiel intéressant ce qui semble être le cas, maintenant le chemin est encore long entre les années junior et le devant de la scène mondiale. Il faut juste faire les choses dans l’ordre , ne pas griller des étapes, suivre une logique dans la construction de carrières et à ces conditions on retrouvera ces personnes au sommet de la hiérarchie dans quelques années. »

BO: « La médiatisation du biathlon en France s’est grandement améliorée depuis votre titre olympique à Albertville, comment peut-on encore d’avantage l’améliorer?

CN: « Il ne faut pas rêver la médiatisation sur notre sport est optimale au moment des J.O et nos athlètes sont mis en valeur à conditions de bons résultats.
Le biathlon français va bénéficier peut être d’un peu plus de visibilité grâce à l’organisation d’une coupe du Monde ( décembre 2011 au Grand Bornand) ; mais nous resterons je pense un petit sport car non pratiqué par la masse. »

BO: Championne Olympique, 15 fois médaillée aux mondiaux dont trois titres, vous savez vous préparer pour les grands événements, quels conseils donneriez-vous aux athlètes de l’Equipe de France en préparation pour Vancouver?

CN: « De ne pas vouloir prouver des choses, il faut faire ce qu’ils savent faire , ne pas en rajouter, avoir confiance dans l’entrainement qu’ils ont fait et de tout lacher sur la saison d’hiver pour ne pas avoir de regrets.
Et aux J.O , jouer sa carte au départ de chaque course, ce sont des courses d’un jour et tout peut arriver, il faut provoquer la réussite pour que ça sourisse. »

BO: Un pronostic pour Vancouver?

CN:  » C’est dur tant que la saison n’a pas reprise, les saisons olympiques sont toujours un peu spéciales car beaucoup d’athlètes se focalisent là dessus et délaissent la coupe du Monde, donc je pense que l’on y verra plus clair à la mi-janvier mais avant il est dur de faire un pronostic même si je pense que certaines grosses équipes seront là: Allemagne, Norvège, Russie … mais attention aux outsiders!!!! »

BO: Serez-vous à nouveau consultante pour France Télévisions à Vancouver et quelle sera votre réaction lorsque l’on vous demandera d’expliquer ce qu’est le biathlon?

CN: « Oui je serai consultante France télévisions sur ces J.O, et expliquer le biathlon , je le fais depuis 20 ans, donc pas de problèmes..je connais un peu la discipline…. « 

BO: Vous avez remporté la Transjurassienne en 2005, les courses de longue distance et l’entraînement, c’est toujours d’actualité?

CN: « Je continue à skier pour le plaisir mais du fait de mon travail je suis tous les weeks ends sur les circuits nationaux et donc n’ai plus de temps pour la competition, chaque chose en son temps et je crois que j’ai bien assez fait de compets !!! »

Merci beaucoup à Corinne Niogret pour sa disponibilté malgré la saison arrivante…

LE PALAMRES DE CORINNE NIOGRET:

Jeux Olympiques:

-OR en relais à Albertville en 1992
-BRONZE en relais à Lillehammer en 1994

Championnats du Monde:

-OR par équipes à Borovetz en 1993
-OR sur 15km à Antholz en 1995
-OR sur 15km à Oslo en 2000
-ARGENT en relais à Borovetz en 1993
-ARGENT en relais à Antholz en 1995
-ARGENT en relais à Ruhpolding en 1996
-ARGENT sur 10km à Pokljuka en 1998
-ARGENT sur 15km à Oslo en 1999
-ARGENT sur 10km à Pokljuka en 2009
-BRONZE par équipes à Canmore en 1994
-BRONZE sur 7.5km à Antholz en 1995
-BRONZE par équipes à Antholz en 1995
-BRONZE par équipes à Ruhpolding en 1996
-BRONZE en relais à Kontiolahti en 1999
-BRONZE sur 12,5km à Oslo en 2000

Coupe du Monde:

-37 podiums en individuel (plus 20 en relais) dont 8 victoires
-n°3 mondiale en 2000 et n°4 mondiale en 1995, 1999, 1998 et 2001